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L'APGL répond à Valls et Sarkozy sur la PMA et GPA

L'APGL tient à répondre aux déclarations tenus ces derniers jours par l'ancien chef d'Etat Nicolas Sarkozy et le Premier Ministre Manuel Valls concernant la PMA et la GPA.

L'APGL répond à Valls et Sarkozy sur la PMA et GPA
L'APGL répond à Valls et Sarkozy sur la PMA et GPA

L'APGL tient à répondre aux déclarations tenus ces derniers jours par l'ancien chef d'Etat Nicolas Sarkozy et le Premier Ministre Manuel Valls concernant la PMA et la GPA.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 3 octobre 2014

L’APGL marque son désaccord sur la PMA et la GPA
avec MM Sarkozy et Valls

Dans de récentes prises de position sur le sujet de l’homoparentalité MM Nicolas Sarkozy et Manuel Valls, ont révélé leur convergence de point de vue sur l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA), l’associant à la « marchandisation de l’enfant » pour le premier, ou « commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes » pour le second. Concernant l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes en couples ou célibataires, le premier souhaite « inscrire dans la Constitution des verrous juridiques pour [la] réserver aux couples hétérosexuels infertiles », le second attend l’avis du Conseil consultatif national d‘éthique (CCNE).

L’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) note une volonté de rassurer un groupe de la population enclin à battre le pavé, et qui monte les familles les unes contre les autres, en stigmatisant plus particulièrement les familles homoparentales et leurs enfants. L’APGL ne partage pas l’analyse de ces politiques.

Concernant la PMA et la GPA, aucune loi, même gravée dans le marbre de la Constitution, n’empêchera le désir si profond de la parentalité. En prenant de telles positions, ces politiques appliquent une échelle de valeur aux familles, jugeant que telles familles ont le droit d’exister et telles autres non car contraires à leurs conceptions du bien supérieur de l’enfant ou de l’intérêt des femmes. Ils soutiennent ainsi certains, dont le Cardinal André Vingt-Trois, qui jugent que les familles constituée du père et de la mère sont supérieures aux autres familles et plus particulièrement à l’homoparentalité. Les adhérents de l’APGL sont indignés ; car il leur est reproché d’être irresponsables ; car on réduit leurs familles à de la « satisfaction d'un désir personnel » et leurs enfants à « un objet de consommation ». Nos adhérents souhaitent adresser un message à ces personnes bien-pensantes : « Merci, nos enfants vont bien ». Elle les invite à s’informer auprès des études sur l’homoparentalité et à discuter avec le grand public pour se rendre compte que l’acceptation sociétale de l’homoparentalité est une réalité.

L’ouverture de la PMA aux femmes en couple ou célibataire en France est une question d’égalité entre toutes les femmes. Consulté sur cette question, le CCNE pourra compter sur la disponibilité de l’APGL pour l’éclairer sur la réalité de cette pratique par les femmes en couples ou célibataires.
L’APGL appelle à l’organisation d’états généraux sur le sujet de la GPA pour exposer la réalité de la GPA, en dehors de tous fantasmes véhiculés par certaines personnes bien-pensantes. En faisant témoigner ces mères-porteuses, l’APGL tordra le cou à ce fantasme qui prétend que ces femmes souvent mariées et déjà mères d’enfants sont tellement dans le besoin qu’elles acceptent de louer leurs ventres pour une poignée de dollars. L’APGL souhaite opposer l’altruisme, le don de soi et le droit à disposer de son propre corps aux personnes bien-pensantes qui stigmatisent ces femmes courageuses, pleines de vie et volontaires à porter un enfant pour d’autres de ses congénères.

Marie-Claude Picardat et Dominique Boren 
Co-présidents de l’APGL

Contact médias :
Doan Luu - 06 16 66 56 91 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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