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Association
des Parents Gays et Lesbiens |
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Lexique de l'APGL
BEAU-PARENT : personne n’ayant pas participé au projet parental mais se conduisant comme un parent vis-à-vis de l'enfant.
CO-PARENT : peut désigner, selon le contexte, l’ensemble des protagonistes d’un projet de co-parentalité ou seulement les partenaires des parents légaux.
CO-PARENTALITÉ : projet de parentalité impliquant un homme et une femme, dont l'un au moins est homosexuel, et leurs partenaires éventuels.
HOMOPARENTALITÉ : terme englobant plusieurs situations différentes de parentalité dans lesquels les parents ont en commun leur homosexualité : enfants nés d’une union hétérosexuelle antérieure, enfants adoptés, enfants nés grâce à la procréation médicalement assistée : insémination artificielle avec donneur ou participation d'une mère pour autrui, enfants nés dans le cadre de la « co-parentalité ».
IAD : insémination artificielle avec donneur, connu ou anonyme.
MÈRE POUR AUTRUI : femme portant l'enfant d'un homme qui en est le père; elle peut être la mère biologique de l'enfant ou non.
PARENT BIOLOGIQUE : synonyme de parent génétique.
PARENT LÉGAL : parent biologique qui a reconnu l’enfant qui exerce ou non l’autorité parentale ou parent adoptif.
PARENT SOCIAL : parent qui se comporte comme tel mais n’est pas un parent légal. Il s’agit d’un beau-parent, d’un second-parent ou d’un co-parent.
PMA : procréation médicalement assistée.
SECOND-PARENT : lorsqu’il n’y a qu’un seul parent légal, il s'agit du partenaire homosexuel du parent légal qui participe à l'éducation de l'enfant.
Combien de familles homoparentales ?
Un sondage BSP, publié dans le magazine Têtu de janvier 1997, réalisé sur un échantillon de 1 000 personnes, indique en effet que 11% des lesbiennes et 7% des gays ont des enfants, et que 45% des lesbiennes et 36% des gays désirent en avoir. Comme on admet habituellement que les personnes homosexuelles représentent entre 4 et 6% de la population, on peut estimer que le phénomène des familles homoparentales concerne plusieurs centaines de milliers de personnes dans notre pays et plusieurs millions en Europe. Ces chiffres illustrent le fait qu’un profond changement a eu lieu dans la manière dont les homosexuels envisagent leur devenir. Ils ne considèrent plus qu’être homosexuel les empêcherait d’être parents, d’avoir une descendance. Visibilité et responsabilité semblent devenir progressivement les deux maîtres mots de la communauté homosexuelle au sein de la société.
Dans
l'ouvrage de Martine Gross et Mathieu Peyceré (Fonder une famille homoparentale,
Ramsay, septembre 2005), ces derniers estiment à 250 000 voir 300 000 le nombre
d'enfants concernés. L'IINED (Institut National d’Etudes Démographiques) avec
les données dont elle dispose, estime à environ 15 000 à 20 000 couples
homosexuels ayant des enfants vivant avec eux.
Lire à ce sujet les documents de synthèse :
Analyse de janvier 2006 - la mise à jour Juillet 2007 -
Fiche élaborée par l'INED en Juin 2009
L'APGL regroupe
plus de 1 500 personnes. Ses membres sont parents de plus de 600 enfants. Basée
à Paris l'association compte plus d'une dizaine d'antennes régionales.
(chiffres 2005) Consulter l'étude réalisée sur les familles de l'APGL
Les enfants élevés par des parents homosexuels sont-ils différents ?
En France, en 2000, une étude a été réalisée par une équipe médicale sur le développement de 58 enfants élevés dans des familles homoparentales comparé à celui d'enfants d'un échantillon standard de la population générale. En 1997, ce sont plus de 200 études, réalisées en dehors de l’hexagone, que l’APGL a recensées dans son Petit guide bibliographique à l’usage des familles homoparentales, et qui concluent, toutes, que ces enfants ne présentent ni plus ni moins de troubles que lorsqu’ils sont élevés dans une famille où sont présents les deux sexes au quotidien. Qu’il s’agisse du développement psychologique, de l’identité sexuelle, de l’estime de soi, de la réussite professionnelle ou de l’orientation sexuelle, aucune différence significative n'est perçue comparativement aux enfants issus de parents hétérosexuels.
Beaucoup de préjuges entretenus par l'ignorance, l'homophobie ou l'intégrisme intellectuel entretiennent certaine idées fausses :
Les parents lesbiens et gays sont mentalement malades et inadaptés à la fonction parentale. C'est faux
Nos enfants grandiront tous pour devenir lesbiennes et gays. C'est faux
Les lesbiennes ne sont pas maternelles. C'est faux
Les gays et les lesbiennes sont obsédés sexuels et n’ont pas le temps d’être de bons parents. C'est faux
Nos enfants sont psychologiquement dérangés et vulnérables à la dépression. C'est faux
Les lesbiennes haïssent les hommes et évitent à leurs enfants les modèles positifs de rôle masculins. C'est faux
Les enfants grandissent dans la confusion en ce qui concerne leur identité sexuelle et leur attirance sexuelle. C'est faux
Les gays et les lesbiennes, y compris les parents, font subir des abus sexuels aux enfants. C'est faux
Consulter sur le site l'ensemble des études scientifiques disponibles en ligne. Ci-dessous nous vous proposons une sélection de 3 d'entres-elles :
The
National Gay and Lesbian Family Study - Suzanne M. Johnson, Ph.D.
Elizabeth O.Connor, Ph.D. APA, San Francisco, 2001
Étude sur les familles homoparentales publiée par l'Association Américaine
de Psychologie. (APA)
Réalisée en 2001, cette étude porte sur un échantillon de plus
de 400 personnes. Original en
Anglais- Pdf ) Traduction
en Français (pdf)
SYNTHESE SUR
L'ETAT DE LA RECHERCHE Charlotte J. Patterson - University of Virginia
Télécharger
la traduction en Français - Doc RTF - Télécharger
la version originale en anglais (doc HTML)
LE DÉVELOPPEMENT DES ENFANTS DE PARENTS
HOMOSEXUELS COMPARÉ À CELUI DES ENFANTS DE PARENTS HÉTÉROSEXUELS
Danielle JULIEN - Université du Québec à Montréal,
Monique DUBÉ - Université du Québec à Montréal,
Isabelle GAGNON - Université du Québec à Montréal Télécharger le doc HTML
en français
Quelle est la situation de la France par rapport aux autres pays occidentaux en matière d'homoparentalité et homo conjugalité
En examinant les législations voisines, on s'aperçoit que la France est très frileuse en ce qui concerne l'homoparentalité
Le mariage civil permet de conférer une stabilité et une reconnaissance sociale au couple homosexuel . L’ouverture du mariage permettrait en outre l’adoption plénière des enfants du parent légal par le second parent . Différents pays occidentaux ont récemment fait évoluer leurs législations en matière de mariage et d’adoption par les couples homosexuels. ( les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne et le Canada et en en dernier lieu le Royaume-Uni , outre certains états des Etats-Unis autorisent le mariage civil : Massachussets , Hawai , Alaska ,le Vermont autorise l’Union civile ).
Adoption : Les Pays-Bas depuis avril 2001 et la Suède depuis juin 2002, ainsi que la région de Navarre (Espagne) depuis juillet 2000 permettent l’adoption par un couple de même sexe . Il en est de même de l’Espagne dans son ensemble depuis 2005 . En Grande-Bretagne, la Chambre des Lords a adopté, le 5 novembre 2002, un amendement à la loi sur l'adoption qui permet aux couples non mariés, y compris homosexuels, d'avoir accès à l'adoption. Outre-Atlantique, l'adoption par un couple de même sexe est possible dans certains États américains tels la Californie , le New Jersey, le Vermont ou le Connecticut. Une te11e adoption est également possible au Québec depuis juin 2002.
L'adoption par le second parent : Le Danemark et les Pays-Bas autorisent explicitement l'adoption d'un enfant par le partenaire homosexuel de son père ou de sa mère. L'Allemagne, la Belgique, le Royaume Unis et l'Espagne permettent aux homosexuels d'adopter les enfants de leur partenaire. L'adoption par le second parent est possible dans une vingtaine d'États des États-Unis : New Jersey, New York, Vermont, Colorado, Massachusetts, I11inois, Minnesota, Washington, Pennsylvanie, Californie, Alaska, Oregon, district de Colombie, et au Canada : Colombie-Britannique, Ontario, Québec, Nouve11e-Écosse, Alberta. Au Québec, le législateur a prévu des règles de filiation pour les enfants adoptés par deux personnes de même sexe ou issus par PMA d'un projet parental entre conjoints de même sexe ou de sexe différent (cf . Annexe VIII ) .
Exercice de l’autorité parentale / parentalité sociale : Les Pays-Bas, l'Angleterre et le Pays de Galles, l'Allemagne, la Finlande, la Norvège permettent à un couple de même sexe l'exercice commun de l'autorité parentale. Aux Pays-Bas, le partage de l'autorité parentale est automatique dans le cas de deux homosexuelles vivant en couple lorsque l'une d'elles aura donné naissance à un enfant qui, juridiquement, n'aura pas de père. Au Royaume-Uni, le Children Act fondé sur la «responsabilité parentale» donne au beau-parent qui s'occupe quotidiennement d'un enfant depuis deux ans des droits et des devoirs sans remettre en cause ceux des deux parents légaux
Insémination artificielle : En générale, les lois étrangères ne précisent pas à quelles types de femmes s'adressent ces techniques et ce sont soit les ordres professionnels, soit directement les établissements spécialisés qui décident. Dans les faits, contrairement à la France, il y a toujours une possibilité pour un couple d'homosexuelles d'avoir recours à ces techniques (à l'exception du Portugal cependant), dans la mesure où son projet parental est sérieux et cohérent.
Gestation pour autrui : La « gestation pour autrui » est autorisée (au moins pour les couples hétérosexuels ) au Royaume-Uni, en Grèce et en Russie. La Belgique, le Danemark, la Finlande , les Pays Bas , le Luxembourg la tolèrent sans disposer de loi. Plusieurs pays, comme le Royaume-Uni et certains États des États-Unis, autorisent expressément « la gestation pour autrui ». Au Canada (mais pas au Québec, où cette pratique est prohibée dans tous les cas), en Belgique, aux Pays-Bas, la gestation pour autrui n’est pas interdite si elle ne donne pas lieu à rémunération de la « mère pour autrui », rémunération qui est prohibée.
La fiche d'analyse comparative des réglementations dans les différents pays.
Quelles sont les différentes formes de familles homoparentales ?
Le terme de « familles homoparentales » re groupe plusieurs situations différentes où procréation, parentalité et relation de couple ne se superposent pas nécessairement.
Les différentes homoparentalités ont toutefois des points communs. Ceux-ci, à part la présence d’au moins un parent homosexuel (ce qu’indique le terme « homoparental »), sont communs également à de nombreuses autres constructions familiales. Ils sont les suivants :
les enfants y naissent comme partout d'un homme et d'une femme,
être parent, vivre en couple, procréer ne sont pas nécessairement synonymes,
coexistent des parents sociaux, c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas conçu l’enfant mais qui se conduisent comme des parents, et des parents biologiques,
enfin, comme dans toutes les autres familles, les compétences parentales ne s’y mesurent pas à l’aune de la vie sexuelle.
La coexistence de parents naturels et de parents sociaux au sein d’une même entité, la transparence sur les origines biologiques et la place du parent social, qu’il soit beau-parent, second-parent ou co-parent, sont les questionnements que nous apportons aujourd’hui. La plupart ne nous sont pas spécifiques et traversent également d'autres formes familiales.
Les différentes formes de familles sont les suivantes :
a.
Des enfants sont nés d’une union hétéro - sexuelle antérieure.
L’un
des parents vit maintenant avec une personne du même sexe ou le souhaite. Le
cas est semblable à celui des familles recomposées après divorce ou
séparation. Parfois le partenaire du parent agit comme un parent social, il s’investit,
il soigne, élève et aime l’enfant. Se pose alors la question du statut du
tiers, du beau-parent, avec lequel les parents légaux pourraient
éventuellement partager l’autorité parentale. Comment permettre à ce tiers
de témoigner de son engagement lorsqu’il veut par exemple transmettre des
biens à un enfant qu’il a élevé sans l’avoir mis au monde ? Cette
question se pose aussi bien dans le contexte hétéro parental qu’homoparental.
b.
Des enfants sont adoptés par une seule personne.
Si
la personne vit en couple, les enfants ont une filiation légale unique alors qu’ils
sont élevés de fait, et souvent voulus, par deux parents. Mais les enfants
peuvent être privés des liens qu’ils ont tissés avec la personne qui n’est
pas leur parent légal, en cas de décès ou de séparation. Cette personne est
un « second-parent » . On notera que cette situation concerne aussi bien les
couples de parents de sexe différent que ceux de même sexe. Cependant, les
couples de concubins homosexuels n’ont pas la possibilité qu'ont les couples
hétérosexuels de se marier pour adopter à deux.
c.
Des enfants naissent grâce à des techniques de procréation médicalement
assistée (PMA) : insémination artificielle avec donneur (IAD) ou mères pour
autrui.
A l’étranger
puisque la loi française interdit la première aux personnes seules ou
homosexuelles alors qu'elle n’autorise pas du tout la seconde. Comme dans l’adoption
par une seule personne, les enfants n’ont ici qu’un seul parent légal.
Comme ceux adoptés, leurs liens avec le « second parent », ne sont pas
protégés en particulier en cas de séparation, de décès ou d’invalidité.
En France, la manière dont est organisée la PMA, lorsque la garantie de l’anonymat
des donneurs les réduit à de simples gamètes, privilégie la mise en scène
de mensonges ou de secrets potentiellement nuisibles à l'équilibre et
l'épanouissement de l'enfant ainsi conçu. Dans les familles homoparentales,
aucune des composantes de sa conception n’est cachée à l’enfant. Le «
second-parent » de même sexe ne se fait pas passer pour un parent géniteur.
d.
Des enfants naissent dans le cadre de projets dit de « co-parentalité » où
il y a présence conjointe de figures paternelle et maternelle.
Il y a là de
deux à quatre personnes autour du berceau de l’enfant : les parents naturels
c’est-à-dire une mère lesbienne et/ou un père gay, et leurs éventuels
partenaires. À la différence des beaux-parents qui arrivent dans un second
temps, les partenaires sont des co-parents, car ils sont prêts à s’engager
vis-à-vis de l’enfant dès sa conception. Ils assurent le quotidien comme les
parents naturels et se sentent des parents à part entière même s’ils n’en
ont pas le statut.
Que dit la loi concernant l'Insémination artificielle ?
En France, contrairement à certains autres pays de l'Union européenne, ( Belgique, Hollande, Grande Bretagne ?), depuis 1995, la Loi Bioéthique permet aux centres de PMA (Procréation médicalement Assistée) de réaliser des insémination artificielles avec donneur inconnu (IAD) uniquement au bénéfice des couples mariés ou des couples composés d'un homme et d'une femme pouvant justifier de 2 ans de vie commune.
a) La procréation médicalement assistée
L' Article L2141-2 ((Loi nº 2004-800 du 6 août 2004) stipule :
NDLR : Ces conditions excluent la satisfaction des demandes émanant de personnes seules ou de couples homosexuels ou même des paires futur père gay / future mère lesbienne qui souhaitent s’engager dans la coparentalité. Dans ce dernier cas, c’est la preuve de la vie commune qui fait défaut. Les choix ainsi faits par le législateur " reposent sur la conviction qu’il faut donner à l’enfant à naître le plus de chances d’épanouissement possibles en le plaçant nécessairement dans le cadre d’un couple traditionnel et consentant " (Rapport n°1407 sur l’application de la loi de bioéthique du 29/7/94, Alain Claeys et Claude Huriet).
b) L’anonymat du don
Le principe général de l’anonymat du don inscrit dans le code civil et le code de Santé Publique quoique d’une manière théorique, les couples homosexuels étant, en France, privés de l’accès aux techniques de l’AMP.
Rappelons qu’une levée de l’anonymat est déjà possible pour des raisons médicales (article 16-8 du code civil).
Nous pensons qu’une levée de l’anonymat devrait aussi être possible lorsque l’enfant souhaite connaître ses origines. Un couple de sexe différent peut jouer la fiction proposée par l’AMP ou " oublier " qu’il n’a pas conçu , un couple de même sexe ne le peut pas. Dans tous les cas de figure, l’APGL préfère promouvoir la transparence plutôt que le secret, qu’il s’agisse d’AMP ou d’adoption. Un enfant doit pouvoir accéder à toutes les informations qui le concernent.
Pour y parvenir, il faudra, d’une part, que l’établissement des liens de filiation ne puisse pas être remis en cause par la levée de l’anonymat (l’article 10 de la loi de bioéthique prévoit d’ailleurs que la connaissance des origines ne donnent à ces dernières ni droits ni obligations vis à vis des enfants conçus par IAD). D’autre part il est indispensable de prévoir des mécanismes de soutien et d’accompagnement des enfants dans leurs éventuelles recherches afin que les rencontres ne créent aucun traumatisme tant du côté des enfants que des parents géniteurs.
Commentaires
A consulter :
LOI n°
2004-800 du 6 août 2004 relative à la bioéthique
Cette loi modifie les articles du Code de la Santé Publique ci-dessous
Les
Articles L1412-1 à L1412-6 du Code de la santé publique concernant
l'éthique
Les Articles
L1244-1 à L1244-9 du Code de la santé Publique sur le Don et
l'utilisation de gamètes
Les Articles L1273-1 à L1273-7 concernant les Dispositions pénales
applicables à l'utilisation des gamètes
Les Articles
L2141-1 à L2141-12 relatif à l'Assistance médicale à la procréation -
Dispositions générales
Les Articles
L2162-1 à L2162-7 concernant les Dispositions pénales applicables à
l'Assistance médicale à la procréation
Règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques en assistance médicale à la
procréation J.O. Numéro 50 du 28 Février 1999
Arrêté du 12 janvier 1999
Arrêté du 10 mai 2001 modifiant l'arrêté du 12 janvier 1999 relatif aux
règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques en assistance médicale à
la procréation
Arrêté du 10 mai 2001
Que dit la loi concernant la maternité pour autrui
Ce terme est synonyme de « gestation pour autrui » ou « maternité de substitution » .
L’APGL utilise le terme « mère pour autrui » pour qualifier une femme portant un enfant dans le cadre de la gestation pour autrui.
L’A.P.G.L. privilégie cette terminologie à celle plus commune de « mère porteuse » , jugée dégradante et « machiste » vis-à-vis des femmes qui acceptent de porter l’enfant d’un autre couple . Les expressions de « mère de substitution » , « mère gestationnelle » peuvent également être utilisées .
L’expression « maternité pour autrui » est également privilégiée par l’APGL à celle (plus technique) de « gestation pour autrui » , car dans le cas d’une gestation pour le compte de parents intentionnels homosexuels , la « mère pour autrui » restera la seule mère de l’enfant (sans substitution de la « mère intentionnelle » hétérosexuelle )
Cette pratique est interdite en France par la Loi de Bioéthique du 29 juillet 1994 ( modifiée par la loi du 6 août 2004) .
Elle est autorisée ou non interdite dans de nombreux pays , mais pour les hommes gays elle est essentiellement possible aux États Unis, dans les états qui l'autorisent , et dans une moindre mesure , en Russie.
Aux Etats-Unis la « maternité pour autrui » est essentiellement proposée par des agences de « surrogacy » ( cabinets d’avocats , cabinets médicaux, etc - sur la base de contrats « tripartites , signés entre l’agence /la « mère pour autrui » / le ou les « parents » ou « père intentionnel(s) »).
Consulter
ci-dessus :
- les textes de loi et La fiche juridique sur les GPA préparée par l'APGL
-
Document sur La gestation pour autrui élaboré par la MAIA (Association de patients confrontés à l'infertilité qui souhaitent recourir à l'AMP ou à l'adoption)
- Aspects éthiques, juridiques et médicaux : Etat des lieux en 2006
- Article publié dans Paris Match en Mai 2006
- Le rapport Hancock pour l' Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe - Commission des questions sociales, de la santé et de la famille - La gestation pour autrui en Europe et dans le monde : Aspects médicaux, sociaux, éthiques et juridiques Bilan et perspectivesa - Rapporteur : M. Michael Hancock, Royaume-Uni, LDR Télécharger....
Sénat : groupe de travail sur la "maternité pour autrui"
le
15 janvier 2008, le groupe de travail sur la maternité pour autrui, commun à la commission des affaires sociales et à la commission des lois du Sénat, a constitué son Bureau comme suit : Présidente : Mme Michèle ANDRÉ (Soc, Puy-de-Dôme) Rapporteurs : M. Alain MILON (UMP, Vaucluse) M. Henri de RICHEMONT (UMP, Charente) Vice-présidents : Mme Marie Thérèse HERMANGE (UMP, Paris) M. Jean-Pierre MICHEL (Soc, Haute-Saône) Le groupe de travail a décidé de procéder à de nombreuses auditions,
selon un programme en cours d'élaboration, et d'organiser un déplacement au Royaume-Uni, où la maternité pour autrui est autorisée et encadrée. Contact presse : Pierre-Michel Vauthelin 01 42 34 25 93 pm.vauthelin@senat.fr
Dans ce cadre, l'APGL a été auditionnée le 1er avril 2008 au Sénat
lire texte de la contribution de l'APGL Propositions de l'APGL
Rapport d'information de Mme Michèle ANDRÉ, MM. Alain MILON et Henri de RICHEMONT,
fait au nom de la commission des lois et de la commission des affaires sociales-n° 421 (2007-2008) - 25/06/08
rapport synthèse du rapport communiqué de presse de l'APGL
COUR D'APPEL DE PARIS : ARRÊT DU 26 FÉVRIER 2009
Cette décision n'a pas d'impact direct sur les couples gay puisqu'il s'agissait ici de retirer de l'état-civil la mention de la mère, et non pas du père. Or, quand il n'y a qu'un père, la question ne se pose pas.
Ce qui intéressant quand même, c'est que l'enfant a déjà six ans. Il a donc grandi pendant six ans avec deux parents légaux, et la justice décide de lui en retirer un, en estimant que cela ne nuit pas à l'intérieur supérieur de l'enfant.
Pour la famille en question, c'est tout de même très violent... Et cela donne une idée de l'interprétation que les juges font de l'intérêt de l'enfant, dont ils ont estimé en l'occurrence qu'il ne pouvait être privilégié face à l'ordre public international. Lire l'arrêt et un commentaire...
Que dit la loi concernant l'adoption
La loi de 1966 permet aux couples mariés et aux célibataires d'adopter après obtention de l'agrément délivré par le président du conseil général . Aucun texte ne fait référence à l'orientation sexuelle concernant les critères d'agréments. Force est de constater dans la réalité que la majorité des personnes ayant obtenu l'agrément n'ont pas fait état de leur homosexualité (soit elle est restée cachée, soit la question n'a pas été posé ou bien encore, la préférence sexuelle à évoluée après l'adoption).La fiche juridique sur l'adoption préparée par l'APGL
Lire le commentaire et l'analyse juridique de maitre Mecary, Avocate au barreau de Paris sur publiée dans La Revue Juridique Personnes et familles" de septembre 2006 Lire (3 pages)....
Les articles du code civil concernant l'adoption et les articles concernant la réforme de la filiation
Que dit la loi concernant la coparentalité
Le enfants issus d'une mère lesbienne et d'un père Gay sont de plus en plus nombreux. Les enfants sont dans ce cas élevées par 3 ou 4 personnes lorsque les parents vivent en couples.
A priori la loi bioéthique de 1995 ne permet aux aux structures médicales de procéder à une insémination artificielle pour ces parents. Les enfants sont conçus par relation sexuelles ou par "insémination personnelles" (Voir a ce sujet l'article américain) .
Voir la note juridique élaborée par l'APGL sur la coparentalité
Et consulter ci-dessous les textes qui concernent l'autorité parentale.
Comment est régie l'autorité parentale ?
Vous pouvez être amenés à justifier votre autorité parentale conjointe auprès des tiers (établissement scolaire ou lors d'un déplacement de l'enfant à l'étranger, demande de passeport, etc..).
La loi du 4 mars 2002 confirme et renforce le principe de l'exercice conjoint de l'autorité parentale.
Selon l'article 372 du code civil : Les père et mère exercent en commun l'autorité parentale. Toutefois, lorsque la filiation est établie à l'égard de l'un d'entre eux plus d'un an après la naissance d'un enfant dont la filiation est déjà établie à l'égard de l'autre, celui-ci reste seul investi de l'exercice de l'autorité parentale. Il en est de même lorsque la filiation est judiciairement déclarée à l'égard du
second parent de l'enfant. L'autorité parentale pourra néanmoins être exercée en commun en cas de déclaration conjointe des père et mère devant le greffier en chef du tribunal de grande instance ou sur décision du juge aux affaires familiales.
Il est donc important, de procéder à une déclaration conjointe (déclaration prénatale) au préalable à la naissance ou au plus tard dans la première année qui suit la naissance pour exercer en commun l'autorité parentale. Voir ci-dessous comment reconnaître un enfant
Consulter la fiche juridique élaborée par l'APGL
La délégation d'autorité parentale
La loi no
2002-305 du 4 mars 2002 (la "Loi") relative à l'autorité parentale
renforce le principe de coparentalité relativement aux "parents séparés".
Ainsi, affirme le texte, "la séparation est sans incidence sur les règles
de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale".
De plus, les propositions de réformes avancées par les rapports Théry et
Dekeuwer-Défossez allaient dans le sens de la création d'un droit des tiers
pour donner un statut aux beaux-parents. Les conjoints non-parents des familles
recomposées accomplissent de fait des actes quotidiens qui ont part à l'éducation
de l'enfant.
La Loi réaffirme le rôle des parents comme acteurs premiers de l'éducation de
leur enfant ; elle se préoccupe du rôle des tiers de façon plus incidente et
tente de proposer pour eux une solution équilibrée.
Sans aller jusqu'à l'affirmation d'un droit des tiers, la Loi aménage le régime
de la délégation de cette autorité en révisant les article 376 et 377 du
code civil.
Conçue jusqu'à présent comme une mesure d'assistance éducative, la délégation
d'autorité parentale est introduite par la Loi sans être désormais réservée
aux cas extrêmes :
- elle fait suite
à la demande de l'un ou des deux parents ;
- elle ne suppose
pas la remise de l'enfant à un tiers ;
- elle ne dessaisit pas les
parents de leur autorité qui est simplement partagée ;
- elle est
subordonnée à l'accord du ou des parents détenteurs de l'autorité parentale.
Comme toute délégation d'autorité parentale, cette formule plus souple résulte
d'un jugement rendu par le Juge aux affaires familiales qui peut être saisi des
difficultés d'application qu'elle est susceptible de poser.
Pour l'instant, peu de démarches en se sens ont été entreprises et
il est difficile de pouvoir affirmer que les familles homoparentales pourraient
l'utiliser pour les co-parents / parents additionnels. Les futurs demandes
et la jurisprudence nous le diront ....
Art. 376-5 - Les
père et mère, ensemble ou séparément, peuvent, lorsque les circonstances
l'exigent, saisir
le juge en vue de voir déléguer tout ou partie de l'exercice de l'autorité
parentale à un tiers, membre de
la famille, proche digne de confiance, établissement agréé pour le recueil
des enfants ou service départemental
de l'aide sociale à l'enfance.
Voir la note juridique élaborée par l'APGL sur la délégation d'autorité parentale
La Cour de cassation le 24 février 2005, autorise les couples homosexuels à partager l'autorité parentale
La Cour de cassation a rejetée, le pourvoi du procureur de la cour d'appel d'Angers concernant la délégation de l'autorité parentale à un conjoint du même sexe que le parent légal. Elle conclut: «L'article 377, alinéa 1, du Code civil ne s'oppose pas à ce qu'une mère seule, titulaire de l'autorité parentale, en délègue tout ou partie de l'exercice à la femme avec laquelle elle vit en union stable et continue, dès lors que les circonstances et l'exigent et que la mesure est conforme à l'intérieur supérieur de l'enfant.»
Consulter l'arrêt rendu Consulter le communiqué de la cour de cassation
Comment reconnaître un enfant ?
avant sa
naissance
Adressez-vous à n'importe quelle mairie:
présentez une pièce d'identité et faites une déclaration
à l'état civil. L'acte de reconnaissance est rédigé
immédiatement par l'officier d'état civil et vous le signez.
L'officier d'état civil vous remet une copie de l'acte de reconnaissance
que vous présenterez lors de la déclaration de naissance.
dès sa naissance?
Adressez-vous à la mairie du lieu de naissance. Faites la déclaration
de naissance (impérativement dans les trois jours suivant la
naissance).
Reconnaissez l'enfant; la reconnaissance sera établie sur l'acte
de naissance. Demandez éventuellement la délivrance d'un
livret de famille.
après la naissance?
Adressez-vous à n'importe quelle mairie. Présentez un
extrait d'acte de naissance de l'enfant, ou, dans le cas où l'un
des parents a déjà reconnu l'enfant, le livret de famille.
Demandez éventuellement la délivrance d'un livret de famille.
Vous pouvez aussi vous adresser dans tous les cas à un notaire.
Oui
et non.
La loi dit qu’un enfant peut-être adopté par une personne seule de plus de
28 ans ou bien un couple marié depuis plus de 2 ans. Les services sociaux du
conseil général mènent des investigations pour s’assurer que le ou les
candidats présentent des conditions satisfaisantes pour l’accueil d’un
enfant au point de vue éducatif, psychologique et affectif. Si tel est le cas,
le président du conseil général délivre un agrément.
L’orientation sexuelle de la personne candidate n’est pas un critère indiqué
dans la loi. Une personne homosexuelle peut adopter. Un couple de même
sexe ne le peut pas.
Pratiquement, l’agrément pour adopter est refusé presque systématiquement
quand une personne ne dissimule pas son orientation homosexuelle.
| 1) Il faut
tout d'abord obtenir un agrément (Voir aussi Décret n° 98-771 du 1/9/98
et Code de la famille art. 63 & 100-3) Pour pouvoir adopter vous devez obtenir un agrément de l’Aide Sociale à l’Enfance (A.S.E) de votre département. L'agrément s'acquiert en 9 mois maximum et est valable pour 5 ans. Il vous faudra : |
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| 2) Votre agrément (permis d'adopter) en poche, vous avez 3 possibilités : |
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| Un agrément
administratif valable 5 ans est donné aux personnes désireuses
d'adopter, au terme d'une procédure qui dure neuf mois au maximum en théorie.
Une commission d'agrément fait connaître son avis au Président du
Conseil Général, qui prend la décision. Le refus doit être motivé. En cas de refus, deux types de recours sont possibles : |
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| La décision
de refus est valable 30 mois. Note : Si vous avez un refus d’agrément pour un motif lié à l’homosexualité, n’hésitez pas à en faire part à l’APGL. |
| La 1ère
chose à dire et la plus importante afin que les choses soit bien claires
est : "Un enfant cela ne s'achète pas !!!". En dehors même de
l'aspect éthique qui parait évident, le droit international est clair. L'article 2 de la Convention de La Haye est explicite : Les adoptions visées par la Convention ne peuvent avoir lieu que si les autorités compétentes de l'Etat d'origine: |
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| L'article 32 de la Convention de La Haye précise également sur ce sujet : |
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| Ceci dit, l'adoption à un coût qui diffère suivant la voie suivie : | |||||||||||
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| Au-delà il convient de s'interroger : pourquoi est-ce si cher ? ("Nul ne peut tirer un gain matériel indu en raison d'une intervention à l'occasion d'une adoption internationale"). |
Extrait de « De l’adoption : le doux leurre et l’attente » par Martin pour le réseau gay.com
Premièrement et inévitablement : l’Aide Sociale à l’Enfance qui dépend du Service Départemental de l’Action Sociale (qui porte des noms divers selon les département). Pour obtenir l'agrément. Deuxièmement : tout couple non "conforme" (c'est pas moi qui le dit) peut aller se rhabiller, enfin presque tous. Les Pacsés, les dragqueens, à dégager! Pire encore, on envoie même péter des couples tout à fait… hétéro. Il y a tout de même une petite chance puisque chaque année quelques célibataires obtiennent cet agrément indispensable (indispensable, j'ai dit ! Pas d'agrément pas d'enfant ou un enfant clandestin.)
L’ASE donc. Autant vous le dire tout de suite, si vous voulez jouer au militant, c'est pas là qu'il faut s'adresser. Le tout c'est de savoir ce que vous désirez : vous déguiser en porte drapeau ou adopter un enfant.
Pour la totalité des démarches, il faut compter 9 mois. Qui peuvent se transformer en 10 ou 15. Ou plus. Vous allez apprendre la patience. Et à mentir. Si vous ne savez pas, laissez tomber vos rêves de biberons. Un (ou une) homo n'est pas un adoptant fréquentable, même si vous lisez le contraire. Et à moins de vous parer d'un (ou d'une amie) figurant(e), il vous faudra beaucoup mentir (mais il vous sera beaucoup pardonné.)
Réfléchissez bien avant d'adresser une demande écrite à l’ASE, vous êtes célibataire et vous faites la démarche seul(e) ou pas. Ensuite, vous allez être convoqué(e) : un psychiatre, un ou deux psychologues, un travailleur social. Ils posent tous la même question : c'est quoi ce désir d'enfant? Et si après 10 ans d'analyse, vous vous apprêtez à répondre que le désir c'est le désir, vous avez tout faux. Mettez-vous dans la tête que vous êtes en représentation. Il importe peu que vous soyez sincère, soyez convaincant. Parce que -gros problème- ce n'est pas l’ASE qui va vous aider à savoir si vous avez un réel désir d'adoption. C'est vous et ceux qui vous aiment qui vous y aideront.
Conseil donc : ne commencez les démarches que lorsque vous serez tout à fait sûr(e) de vous. Le reste est sans importance : l'absurde fonctionnement de l'administration, le soupçon permanent qui pèse sur le célibataire, le temps qui passe, les même questions autour du projet d'adoption. Et enfin cet incroyable pouvoir de ces fonctionnaires qui jugeront votre capacité à adopter. Utilisez tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir cet agrément. Ne lâchez jamais prise. Même après un premier refus. Il y a une session de rattrapage : le recours.
Vous
avez eu –non sans peine- l'agrément en tant que célibataire et vous croyez
en avoir fini avec les questions administratives. Eh bien pas du tout on
continue! Vous avez appris au chapitre précédent que l'on ne vous attribuera
jamais d'enfant français. Il vous faut donc constituer un dossier pour la MAI
(pour mission internationale de l'adoption) qui dépend des Affaires
Etrangères. Vous constituez le dossier (qui est plus ou moins celui que vous
avez produit à l’ASE.) Parallèlement, vous allez recevoir une documentation
générale sur l'adoption internationale et particulière sur le pays que
vous avez choisi. Si vous en avez assez d'attendre et si vous savez déjà
qu'il peut se passer des années avant que vous ne puissiez aller chercher votre
enfant, vous pouvez "choisir" un pays où les choses vont plus
ou moins vite.
(réseau gay.com consultable sur www.ooups.com)
Quelles sont les associations de familles ayant adopté
Enfance
et famille d'Adoption (EFA)
Fédération nationale de familles crée en 1953 regroupe 92 associations départementales
et plus de 8000 familles. Les candidats à l'adoption et les familles peuvent
contacter EFA pour y trouver des informations, de l'écoute et du soutien
(parfois !).
Les membres d'EFA siègent au sein des conseils de famille des pupilles de l'Etat
et ils sont souvent présents dans les commissions d'agrément.
Des rapports commencent à s'établir entre l'APGL et EFA. Deux représentants
d'EFA ont participé au groupe de travail "adoption et familles
homoparentales" organisé par l'APGL en 1997 et 1998. EFA a participé au
colloque organisé par l'APGL en octobre 1999. En octobre 2000, l'APGL a été
invitée à participer au congrès annuel d'EFA. A l'heure actuelle, EFA
souhaite ouvrir l'adoption aux concubins mais a décidé de ne pas se prononcer
sur la question de l'adoption par des concubins de même sexe.
Nous conseillons aux candidats à l'adoption de prendre contact avec
l'association EFA de leur département. Jouer ou non la carte de la transparence
dépendra du degré d'ouverture que l'on sent chez l'interlocuteur. Certaines
associations départementales sont plus ouvertes que d'autres mais de manière générale
on rencontre les mêmes réticences que dans la société en général pour ne
pas dire plus !.
EFA 221 rue Lafayette 75010 Paris
Permanence: lundi et jeudi de 10h à 16h30, Tel: 01 40 05 57 70 Surtout bornez
vous à demander les coordonnées de l’association départementale …
n’évoquez pas votre projet au téléphone de la permannence parisienne
un site web, celui de l'association du 78:
http://www.efa78.org/
Les associations de parents par pays d'origine (APPO)
Elles regroupent des familles ayant adopté dans un même pays. Elles
peuvent donner des informations précieuses aux candidats. Pays concernés;
Colombie (APAEC), Brésil, Chili (La Ronde), Vietnam, Thailande, Sri Lanka,
Bulgarie, Madagascar et territoire d'outre mer de Polynésie.
Quels sont les sites web et forums de discussion traitant de l'adoption
Les sites web
Family Pride : www.familypride.org
(Family Pride Coalition est une fédération des associations de parents gays et
lesbiens)
Gay Resources for Adoption : www.adopting.org/gaybib.html
Un site canadien francophone consacré à l’adoption: www.quebecadoption.net.
Dans la rubrique « pré-adoption », il y a un chapitre sur les
familles homoparentales
Enfance et Famille d’Adoption : www.EFA78.fr.org/EFAframe.html
et aussi www.sdv.fr/efa
Mission de l’adoption internationale : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/les-francais-etranger_1296/conseils-aux-familles_3104/adoption-internationale_2605/index.html
Parmi les pages wiki, il existe une page intitulée "Adoption et homosexualité" qui se veut un espace d'information pour ceux qui s'intéressent au sujet
http://www.coeuradoption.org/wiki/doku.php?id=adoption:adoption_et_homosexualit%C3%A9
Les listes de
discussion
Une liste interne à l’APGL pour les parents et futurs parents gays et
lesbiens, lorsque vous aurez adhéré, écrivez à adopt@apgl.fr
pour vous y abonner.
Trois listes passionnantes où discutent des parents adoptifs, des candidats et
aussi quelques travailleurs sociaux. Des informations, des témoignages sont échangés.
L’APGL y est présente discrètement.
1)adopt-fr : liste de discussion francophone
(Canada, France, Belgique, Suisse). Renseignements sur http://quebecadoption.net.
Pour s’inscrire envoyer à l’adresse LISTSERV@listes.ulaval.ca un message
sans sujet avec comme seul texte Subscribe adopt-fr ou passez par le site www.quebecadoption.net
2) AdoptionFrance : liste de discussion
sur l’adoption. Pas mal d’infos échangés sur l’Asie mais aussi sur la
Russie, la Pologne, la Roumanie. Pour s’inscrire aller sur www.yahoogroupes.fr/
et demander à vous inscrire. Les abonnés de la liste peuvent accéder à des
documents législatifs : convention franco-vietnamienne, droit des
enfants, études sur l’homoparentalité, témoignages sur la procédure
d’agrément, des bibliographies
3) Clubadoption : une liste plutôt axée
sur les témoignages. Très chaleureuse. Pour s’inscrire, comme pour
AdoptionFrance, passez par www.yahoogroupes
Sur toutes ces listes, peu de gays et de lesbiennes s’expriment en tant que
tels. Quand le jugement de l’adoption plénière est prononcé, vous ne
craignez plus rien. Discutez alors ouvertement. Qu’on vous vive comme des
parents comme tout un chacun ne peut que faire du bien à tout le monde.
L’adoption : Florence Lafond, les essentiels Milan, 1999
Site EFA78 : http :www.efa78.org
Site MAI : http :www.diplomatie.fr/MAI
Site réseau gay.com : www.ooups.com
Lors du divorce l'homosexualité d'un des parents peut il justifier une limitation des fonctions parentales ?
Des parents homosexuels séparés ou divorcés peuvent être victimes de discriminations lorsqu’ils veulent exercer leurs responsabilités vis-à-vis de leurs enfants. Il y a encore des juges qui privent un enfant du droit de voir son père ou sa mère ou qui restreignent ce droit à des rencontres limitées ou en présence de tiers qui ne peuvent qu’entraîner une déliquescence du lien, au seul motif de l’homosexualité du parent. L’homosexualité n’est plus un délit, ni même une pathologie, il ne peut justifier un déni de paternité ou de maternité. Compétences parentales et sexualité doivent être dissociées dans l’esprit des juges, au moment de décider des conditions de résidence, de visite et d’hébergement des enfants.
La loi ne prévoit pas que soit considérée l'orientation sexuelle d'un parent en ce qui concerne l'attribution du lieu de résidence de l'enfant, le droit de visite ou l'exercice de l'autorité parentale.
L'homosexualité de peut (ne doit) pas être considéré comme un motif de mise en danger de l'enfant par principe et en l'absence de preuves avérées.
Avocats, juges, travailleurs sociaux trouveront sur ce site le matériel nécessaire pour mieux appréhender l'homoparentalité, et mettre les préjugés de coté en s'appuyant tant sur les études scientifiques (rubrique études) réalisées et sur la réalité contemporaine de notre société (rubrique médias)
Existe il un groupe de parole "parents divorcés / ex-hétéros"
Oui Il existe à l’APGL un groupe de parole regroupant des parents divorcés.
Les rencontres régulières (environ une fois par mois) permettent d’échanger sur les expériences, de débattre sur des problématiques de cette configuration familiale, de nous s’entraider dans les situations délicates.
"Le fait de se
retrouver entre personnes dans la même situation nous rapproche et notre réunion
mensuelle nous est devenue "essentielle". Nous nous réunissons les uns chez les
autres, selon le principe de l"auberge espagnole", chacun apportant une partie
du repas. Pour développer cette convivialité, nous organisons aussi plusieurs
sorties par an : théâtre, pique-nique, voire week-end...
Les enfants sont au centre de nos préoccupations. Pour éviter qu’ils se sentent
isolés dans leur situation, nous les faisons se rencontrer régulièrement. "
Une tribune libre dans Pagaye Infos, mensuel de l’association est offerte pour informer les autres membres de l'APGL des activités et des thématiques.
Si vous souhaitez entrer en contact avec eux, une permanence APGL chaque troisième jeudi du mois, le soir au Centre Gay et Lesbien de Paris. Pour les contacter, vous pouvez aussi écrire à parents-divorces@apgl.fr
Existe-il des ouvrages adaptés aux enfants pour leur expliquer l'homosexualité et l'homoparentalité ?
L'APGL
vous propose une bibliographie de livres à l'attention des enfants.
Cliquer
ici pour la consulter.
Existe-il une présentation complète de votre association présentant vos objectifs et vos activités ?
L'APGL
vous propose une plaquette de 16 pages de présentation complète de
l'association.
Cliquer
ici pour télécharger le document au format Pdf
Quelle sont les particularité concernant la fiscalité des familles homoparentales
En couples ? vous n'êtes pas parent isolé. Vous ne pouvez donc pas bénéficier le la demi-part supplémentaire
Succession du parent social au profit de l'enfant élevé : Pour ne pas être taxé comme l'est une personne sans aucun lien familiaux, des précautions s'imposent (Assurance vie, SCI ...)
Pour tout ces aspects, consulter la fiche élaborée par l'APGL Cliquer ici pour télécharger le document au format Pdf
La CAF reconnaît volontiers les familles homoparentales, quand bien même les enfants ne sont pas du même parent biologique. Si pour la familles c'est un avantage (perception des allocations familiales à compter du deuxième enfant) cela peut être aussi, dans d'autres cas, être moins avantageux financièrement. La CAF, dans ce contexte, cumule les revenus et de ce fait peut entraîner une réduction des prestations allouées, en particulier depuis le renforcement des conditions liées aux revenu pour l’octroi de prestations à caractère familial ( sous condition de revenus ) et notamment la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant
Pour tout ces aspects, consulter le fiche fiscale élaborée par l'APGL Cliquer ici pour télécharger le document au format Pdf
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