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AMP pour les couples de femmes homosexuelles : arrêtons de fantasmer !

Dans son édito du 16 mars dernier, le Journal international de Médecine prends position en faveur de l'ouverture de l'AMP aux couples de femmes.

Le Dr Joëlle Belaish-Allart appelle ses collègues à "arrêter de fantasmer" au sujet de la PMA pour les couples de femmes
Le Dr Joëlle Belaish-Allart appelle ses collègues à "arrêter de fantasmer" au sujet de la PMA pour les couples de femmes

Dans son édito du 16 mars dernier, le Journal international de Médecine prends position en faveur de l'ouverture de l'Aide médicale à la procréation (AMP) pour les couples de femmes.

L'édito, rédigé par Dr Joëlle Belaish-Allart, chef du service de gynécologie obstétrique et médecine de la reproduction du Centre hospitalier des quatre villes, est intitulé "AMP pour les couples de femmes homosexuelles : arrêtons de fantasmer !" et reprends deux arguments utilisés par les opposants : l'intérêt de l'enfant et l'égalité entre les femmes et les hommes.

Le magazine rappelle que si ses lecteurs et lectrices se sont majoritairement (74 %) exprimé.e.s contre l'ouverture de l'AMP aux couples de femmes, cette position ne correspond pas à celle des spécialistes de l'AMP.

Pour l'auteur, l'argument de l'intérêt de l'enfant est un "épouvantail facile" car "les publications sur le devenir des enfants nés de parents homosexuels sont à l’unanimité très rassurante". L'idée que l'ouverture de l'AMP aux couples de femmes ouvrirait forcément la voie à la gestation pour autrui (GPA) aux couples d'hommes, au nom de "l'égalité des sexe" est également mise en question puisque les femmes et les hommes sont "différents physiologiquement". La PMA pour les femmes et la GPA ne sont pas comparables au niveau des techniques utilisées et des questions qu'elles soulèvent.

Arrêtons de fantasmer, on pourrait autoriser les femmes homosexuelles à bénéficier d’une insémination médicalement encadrée, leur éviter petits « arrangements entre amis » et/ou voyages à l’étranger

L'auteur appelle ainsi ses collègues à "arrêt[er] de fantasmer, on pourrait autoriser les femmes homosexuelles à bénéficier d’une insémination médicalement encadrée, leur éviter petits «arrangements entre amis» et/ou voyages à l’étranger sans autoriser d’emblée la GPA" et rappelle que "le comité d’éthique de la Société Américaine de Médecine de la Reproduction n’a pas hésité à affirmer qu’il y a obligation éthique à traiter également toutes les personnes quel que soit leur statut marital et leurs orientations sexuelles [...] Pourquoi ne pas adopter cette attitude?"

Vous trouverez l'article en pièce-jointe ci-dessous.

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