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Questionnaire APGL : Nicolas Sarkozy dit non à tout

L’ouverture du mariage aux couples de même sexe, c’est NON. L’ouverture de la filiation et de l’adoption aux couples de même sexe, c’est NON.

Toutes les mesures qui mèneraient à l’égalité pour tous, c’est NON !

De renoncements en reniements, Nicolas Sarkozy, isolé, ferme toute les portes

Questionnaire APGL : Nicolas Sarkozy dit non à tout
Questionnaire APGL : Nicolas Sarkozy dit non à tout

L’ouverture du mariage aux couples de même sexe, c’est NON. L’ouverture de la filiation et de l’adoption aux couples de même sexe, c’est NON.

Toutes les mesures qui mèneraient à l’égalité pour tous, c’est NON !

De renoncements en reniements, Nicolas Sarkozy, isolé, ferme toute les portes

L’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APG) a reçu – le 26 Mars 2012 – les réponses de Nicolas Sarkozy au questionnaire envoyé le 25 Janvier 2012.

L’APGL note que le candidat sortant adresse aujourd’hui ses réponses … aux co-présidents de l’APGL de 2007 qui ne sont plus en responsabilité au sein de l’association depuis cette date. Durant son quinquennat, le président sortant n’a jamais ouvert le dialogue sur le sujet de l’homoparentalité, malgré les multiples sollicitations de l’APGL. Mr Sarkozy s’est – pendant 5 ans – enferré dans le mensonge, dans l’ignorance, dans le mépris et la stigmatisation, un état d’esprit dont ses réponses aujourd’hui sont le parfait reflet.

Nicolas Sarkozy opposé à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe

Nicolas Sarkozy n’est « pas favorable au mariage entre personnes de même sexe ». Selon lui, le mariage « est aussi une institution qui entend donner un cadre pour prévoir et organiser la filiation. C’est d’ailleurs pour cela que (…) le mariage a toujours concerné deux personnes : un homme et une femme ».

En 2007, le candidat postulant promettait un « contrat qui serait signé en mairie et conférerait aux couples l’égalité en matière de droits successoraux, fiscaux et sociaux ». Il écrivait à l’APGL que « ce contrat constituerait une réelle avancée pour notre pays en matière de conjugalité ». Il n’a jamais sérieusement envisagé de le mettre en place et il s’y oppose maintenant.

Aujourd’hui donc – comme le reconnait implicitement Mr Sarkozy dans sa lettre de réponse à l’APGL – tous les couples de même sexe ne sont pas égaux en matière de droits successoraux, fiscaux et sociaux. Mr Sarkozy s’en justifie ainsi : «  La pension de réversion (ouverte aux couples mariés uniquement), coûterait 8 milliards d’euros, nous n’en avons pas les moyens, il a donc fallu y renoncer. » Les homosexuels, citoyens, contribuables, participeraient donc à l’effort de redressement de la France et ne pourraient pas prétendre aux mêmes droits que les hétérosexuels ? Cette réponse est inacceptable.

Nicolas Sarkozy propose que « la cérémonie en mairie, pour un PACS, soit de droit ». L’APGL se permet de rappeler au candidat à l’élection présidentielle que les PACS sont déjà célébrés en mairie par un certain nombre d’élus d’opposition qui n’ont pas attendu son autorisation pour le proposer aux couples qui contractent un PACS.

Nicolas Sarkozy opposé à l’ouverture de la filiation et de l’adoption aux couples de même sexe

Interrogé par l’APGL sur le statut du parent social, Nicolas Sarkozy répond « statut du tiers ». Il nous dit : « Etant moi-même beau-père, c’est un sujet qui me touche particulièrement. » L’APGL demande à Mr Sarkozy en quoi sa situation de beau-père est comparable à celle des parents sociaux des familles homoparentales, parents à part entière qui accueillent au sein de leur foyer – déjà existant –  l’enfant qu’ils ont souhaité ? Mr le candidat se considère t’il comme le beau-père de l’enfant de son couple ?

Nicolas Sarkozy proposait en 2007 un « statut du tiers » qu’il n’a jamais mis en place. Il écrivait à l’APGL que « les familles recomposées font (…) face à de nombreuses difficultés, au détriment souvent des enfants. C’est pourquoi je pense que leur relation affective doit pouvoir être protégée afin de faciliter la vie quotidienne de ces familles et d’assurer le maintien du lien entre l’enfant et le tiers »… Il dit aujourd’hui que l’état du droit permet « déjà de prendre en compte les différentes situations particulières pour que l’intérêt de l’enfant soit toujours préservé ». L’APGL se questionne : Monsieur le candidat, que vous est-il arrivé en 5 ans ?

Mr Sarkozy se dit également opposé à l’ouverture de l’adoption conjointe aux couples de même sexe, considérant que « l’altérité sexuelle fait partie des éléments importants qui doivent entrer en compte». Il semble ignorer que les couples de même sexe adoptent déjà en se présentant en tant que célibataires, que leurs enfants se portent très bien, et qu’il s’agit ici surtout de mettre fin à l’immense hypocrisie de l’Etat Français qui ne veut pas reconnaitre les familles telles qu’elles sont effectivement constituées.

Nicolas Sarkozy opposé à toutes les mesures qui mèneraient à l’égalité pour tous

Nicolas Sarkozy est opposé à l’ouverture de la Procréation médicalement assistée à toutes les femmes. Il écrit « Le fait que d’autres pays autorisent la PMA pour les personnes célibataires ou pour les couples de même sexe (…) n’est pas en soi un argument recevable (…). Nous ne sommes pas obligés de nous aligner sur le « moins-disant éthique ». Les femmes – célibataires et lesbiennes – des onze pays du Conseil de l’Europe concernés apprécieront…

Nicolas Sarkozy est opposé à une légalisation encadrée de la Gestation pour Autrui. Il ne répond pas non plus à nos interrogations sur les familles pluri-parentales. Connaît-il vraiment le sujet, a-t-il lu ses fiches… depuis 2007 ? En termes d’éducation et de formation, il oppose lutte contre l’homophobie et accès à la parentalité. Monsieur le candidat, permettez à l’APGL,  de  souligner que, certes, la source est commune, mais que les réponses appropriées sont différentes…

Contrairement aux autres formations politiques républicaines,  le candidat de l’UMP adopte donc sur le sujet de l’homoparentalité une ligne ultra-droitière, ringarde et minoritaire – dans sa famille politique et dans la société française.  Pour l’APGL, l’égalité de droit des familles homoparentales ne se chiffre pas. Elle doit s’inscrire, de fait, dans le tryptique républicain qu’un Président de la République se doit d’avoir soin de représenter avec force : Liberté, Egalité, Fraternité. Ce n’est visiblement pas l’intention de Nicolas Sarkozy.

Contact médias

Mathieu NOCENT – Porte-parole – 06 16 66 56 91 –  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

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