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Positions des candidats à la primaire de la droite

L'APGL publie les positions des 7 candidats à la primaire de la droite sur les questions qui touchent à l'homoparentalité.

Positions des candidats à la primaire de la droite
Positions des candidats à la primaire de la droite

Dans la perspective des présidentielles de 2017, une période politique particulière s’ouvre en France. Les dimanches 20 et 27 novembre, sept candidats de la droite et du centre vont s’affronter lors d’une primaire électorale qui déterminera qui sera le candidat ou la candidate de leur camp.

L’APGL se mobilise pour continuer son travail d’information des parents et futurs parents Gays et Lesbiens, et tient à informer ses adhérents de la position des différents candidats en lice, au sujet de l’homoparentalité.
Celui-ci est, l’on s’en souvient, un sujet très clivant de la vie politique française. Nous l’avions vu et nous en avions fait les frais, à l’époque du vote de la loi du 17 mai 2013 en vue de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe …
Cette loi historique chèrement acquise qui est un premier pas sur le chemin de l’Egalité des toutes les familles ne manque pas d’interpeller et de nourrir les débats et surenchères qui demandent que nous restions vigilants.
Voici donc les positions des sept candidats qui ont évoluées au cours du temps selon des critères qui ne sont pas toujours aisément déchiffrables.

Allons maintenant du meilleur vers le pire …

NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET

En février 2013, Nathalie Kosciusko-Morizet disait être pour le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe, mais contre la PMA et la GPA. Elle s’était donc abstenue lors du vote à l’Assemblée.
Un an après le vote, en novembre 2014, elle disait qu’elle ne souhaitait pas abroger la loi Taubira. «Je crois que l’abrogation de la loi Taubira n’est ni souhaitable, ni possible.» Selon elle, le Conseil constitutionnel a une jurisprudence constante sur la question : « il ne revient pas sur des nouveaux droits qui ont été donnés."
Demain, elle n’abrogerait pas la loi Taubira. Elle souhaiterait ouvrir la PMA aux couples de femmes, permettre l'établissement de la filiation par reconnaissance en mairie pour les enfants nés d'une IAD et permettre l'adoption aux couples non mariés.

BRUNO LEMAIRE

En 2013 : Il s’est abstenu lors du vote à l’Assemblée nationale. Il déclarait alors : «Je m’abstiendrai pour rappeler qu’avec la précédente majorité nous avions proposé le contrat de l’union civile et le statut de beau-parent et que nous aurions dû le faire».
En 2014, Bruno Le Maire a clairement expliqué qu’il ne comptait pas abroger la loi Taubira.
Aujourd’hui, il campe sur ses positions et dit que qu’il ne reviendra pas sur l’abrogation de la loi Taubira.
Mais il ne propose pas de l’améliorer.

ALAIN JUPPÉ

Avant le vote, en 2012, il disait être d’accord pour une légalisation des unions homosexuelles mais précisait : «J’aurais préféré qu’on utilise l’expression “union civile” à la fois pour les hétéros et les homos, et qu’on réserve le mot “mariage” à la sphère privée et religieuse ; mais je n’en fais pas un point essentiel», précisait-il.
Juste après le vote, en mai 2013, il a expliqué qu’en tant que maire de Bordeaux il comptait appliquer la loi Taubira sans réserve.
Aujourd’hui, en 2014, il confirme qu’il ne reviendra pas sur la loi Taubira : «Je suis convaincu qu’on ne reviendra pas en arrière : on ne démariera pas les couples homosexuels».
Il ne propose aucune amélioration du texte actuel.

JEAN-FRANÇOIS COPPÉ

Avant le vote de la loi, Jean-François Copé était contre.
En 2012, alors qu’il était président de l’UMP, il avait imposé la position de son parti contre la loi et appelé à manifester contre le projet de loi Taubira. Lui-même a rejoint et encouragé le mouvement de La Manif Pour Tous.
Courageusement et sans honte, il n’assumera pas ses positions car juste après le vote il change d’avis.
Au lendemain de l’adoption du texte par l’Assemblée nationale, il explique que si la droite revient au pouvoir en 2017, elle n’abrogera pas la loi, et ajoute qu’il «faudra certainement réécrire une partie du texte», sur les questions de filiation.
En octobre 2013, sur le plateau de l’émission Des paroles et des actes, il dit: «Je n’ai jamais eu d’opposition d’aucune sorte à l’idée du mariage homosexuel.» ….
Aujourd’hui il dit regretter ses positions passées sur le mariage pour tous et d’avoir défendu une position qui n’était pas la sienne …
A quand les regrets des regrets ? ….

NICOLAS SARKOZY

En 2005, avant d’être élu président de la République Française, Nicolas Sarkozy proposait un Contrat d’Union Civile réservé aux personnes homosexuelles et un statut du beau-parent qui aurait pu profiter aux familles homoparentales pour l’organisation de leur vie quotidienne. Une fois élu, ces projets furent rangés dans les placards, en raison, notamment, des contestations apparues au sein de sa majorité sur ce sujet.
En 2012, alors qu’il était en campagne pour un deuxième mandat à la tête du pays, Nicolas Sarkozy déclarait qu’il n’était pas favorable au mariage pour tous. «En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu’il faille brouiller l’image de cette institution sociale essentielle qu’est le mariage.»
En novembre 2014, il prend position devant les militants de Sens Commun (un courant de son parti apparu dans le sillage de la Manif pour tous), et affirme qu’il était favorable à la réécriture «de fond en comble» de la loi Taubira et qu’elle devrait être «abrogée pour en faire une autre». Il était question d'établir une différence de statut entre les homosexuels et les hétérosexuels : "Je crois à la différence. Je veux un mariage pour les homosexuels, un mariage pour les hétérosexuels qui tiennent compte de la différence, parce que ce n'est pas la même chose" avait-il déclaré.
Aujourd’hui, il ne veut plus l’abroger. Dans son nouveau livre La France pour la vie publié en janvier 2016, Nicolas Sarkozy écrit qu’il n’abrogera pas la loi du 17 mai 2013 : « À la réflexion, je crains que le remède soit pire que le mal » …
On ne saurait mieux exprimer son hostilité et son mépris …

FRANÇOIS FILLON

En 2012 François Fillon, opposant au « mariage pour tous » déclarait : «L’institution du mariage a un objectif, qui est celui de la sécurisation des enfants. C’est un objectif qui ne me paraît pas compatible avec les couples homosexuels.»
Député en 2013, il a voté contre l’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe.
En mars 2014, il disait que «l’idéal serait de réintroduire une distinction entre le mariage hétérosexuel et l’union homosexuelle avec une égalité des droits, exceptés les droits sur la filiation.»
Il  prend pourtant soin de préciser: “Aucune majorité ne reviendra sur le mariage pour les couples homosexuels”»
Aujourd’hui, il souhaite une “nouvelle écriture de la loi Taubira” , séparer unions hétérosexuelles et homosexuelles et fermer l’adoption plénière aux couples homosexuels.
Sens commun, issu de et rempli de partisans de la MPT a annoncé se rallier à lui pour la primaire...

JEAN-FRÉDÉRIC POISSON

Issu du Parti Chrétien Démocrate de Christine Boutin, il a été contre la loi du 17 mai 2013, a voté contre, et s'engage à abroger la loi. On ne peut louer qu’une chose c’est sa constance, qui n’est pas une marque de clairvoyance mais d’un aveuglement pathétique.

Pour celles et ceux qui veulent participer au vote de la primaire de droite : www.primaire2016.org

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