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Communiqué - DINAH, harcelée à l’école parce que Lesbienne : L’APGL s’associe à la peine de sa famille - Le harcèlement homophobe à l’école : STOP ça suffit

Communiqué - DINAH, harcelée à l’école parce que Lesbienne : L’APGL s’associe à la peine de sa famille - Le harcèlement homophobe à l’école : STOP ça suffit

Elle avait 14 ans. Cette nuit du 5 octobre 2021, elle a décidé de commettre l’irréparable, harcelée au motif, entre autres, de son orientation sexuelle. Nous, parents de l’APGL, ne pouvons nous empêcher de penser que cette situation pourrait également arriver à nos enfants.

Principale Association Homoparentale avec plus de 35 ans d’existence, L’APGL et ses membres ne peut que s’émouvoir de cette situation et adresser toute sa sympathie à l’égard de la famille de Dinah. Les lgbt-phobies tuent en France ! Les témoignages homophobes de victimes ont été multipliés par 10 en 20 ans (source SOS Homophobie). Alors que le ministère de l’intérieur publie le 17 mai 2021 qu’il « s'engage pour ne rien laisser passer face à toute forme de discriminations et violences faites aux personnes LGBT+ », il n’en demeure pour autant que le nombre de personnes victimes d’injures homophobes orales ou écrites n’a jamais été au plus haut.

Plus encore, Les ldgt-phobies ordinaires qui continuent de courir dans les cours d’école, des collèges et lycées, doivent cesser. Pourtant Jean-Michel Blanquer, lors de la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie avait déclaré à Dijon le 17 mai dernier : « Prévenir les manifestations de l’homophobie et de la transphobie « ordinaires » dans les établissements scolaires et faire acquérir à tous les élèves le principe de l’égale dignité des personnes, est une absolue nécessité pour assurer un climat scolaire serein pour tous. » Qu’en est-il ? encore trop peu d’actions concernant la lutte contre les lgbt-phobies à l’école.


L’APGL en appelle donc au ministre de l’éducation nationale et au ministre de l’intérieur, pour que ne soit pas laissés impunis les auteur.e.s de ces harcèlements. Elle interpelle également les régions et les départements pour continuer à renforcer leurs dispositifs (notamment dans les collèges et lycées) de sensibilisation aux lgbt-phobies. Elle appelle enfin de ses vœux toutes et tous les directeurs d’établissement – de la maternelle aux universités – afin de leur permettre de savoir accueillir les familles homoparentales et leurs enfants dans leurs établissements. A ce titre, l’APGL met à disposition de tous les chefs d’établissement, des équipes d’enseignement et périscolaires, une brochure développée avec le soutien de la DILCRAH*.


L’APGL sera attentive aux déclarations et actions menées par le gouvernement pour qu’enfin stoppe les lgbt-phobies en France. Pour la tranquillité de nos familles et celles de nos enfants. Pour le droit à vivre dans le respect et non dans la souffrance.

* Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT Cette brochure est disponible sur l’adresse : https://apgl.fr/education et disponible en version papier sur simple demande à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Communiqué - Réforme de l'adoption : le Sénat fait du presque quasi sur place au nom de l’intérêt supposé de l’enfant !

Communiqué - Réforme de l'adoption : le Sénat fait du presque quasi sur place au nom de l’intérêt supposé de l’enfant !

Adoptée en première lecture par l’Assemblée Nationale, le 4 décembre 2020, la proposition de loi visant à réformer l’adoption portée par la députée Limon a fait l’objet d’un vote par la majorité conservatrice du Sénat le jeudi 20 octobre.L’APGL prend acte sans grande surprise de la version très modifiée par la commission des lois du Sénat, loin de l’esprit d’ouverture et des réelles avancées démocratiques actées par l’Assemblée Nationale.

Si l’APGL se félicite que l’une des mesures phares du texte initial a bien été conservée, à savoir l’extension des adoptions plénières, simples et intraconjugales aux couples pacsés et concubins, jusque-là réservées aux couples mariés; ainsi, les couples de personnes de même sexe ne seront plus obligés de se marier pour adopter, une revendication portée par l’APGL depuis l’ouverture du Mariage pour tous en 2013, elle déplore cependant que les principales mesures progressistes et égalitaires ont, elles, disparu de la rédaction sénatoriale :

  • une nouvelle composition du conseil de famille devant accueillir des représentant·e·s d’associations à caractère familial « concourant à la diversité des familles » et une personnalité qualifiée « en matière d’éthique et de lutte contre les discriminations »,
  • la mesure transitoire permettant à la mère sociale des couples de femmes séparés après une PMA à l’étranger d’adopter l’enfant né via ce projet parental, malgré le défaut de consentement de la mère légale, dès lors que l’intérêt de l’enfant le commande,
  • une plus grande possibilité de saisir la justice pour contester les décisions des Conseils des Familles notamment par les candidats à l’adoption dont le dossier est systématiquement refusé.

Par ailleurs, le Sénat s’est opposé à l’objectif de permettre à davantage d’enfants confiés à des familles d’accueil ou vivant en foyers, de trouver enfin une famille adoptante, en maintenant des conditions favorisant le « lien biologique » au détriment de l’intérêt même de l’enfant et notamment de sa capacité d’attachement.

L’APGL invite l’Assemblée Nationale à se saisir au plus vite de cette réforme, qui fait l’objet d’une procédure accélérée, pour qu’elle puisse voir le jour avant la fin du quinquennat afin de compléter pour autant que possible, l’ouverture de la PMA aux femmes en couple ou célibataires, étant rappelé que les avancées acquises par ces deux lois ne doivent pas faire oublier qu’une véritable réforme s’impose pour que les parents de même sexe puissent, comme les parents de sexe différent, établir la filiation sans avoir à adopter leurs propres enfants.


Réforme de l’adoption : enfin une ouverture sur la réalité de la pluralité des familles

Réforme de l’adoption : enfin une ouverture sur la réalité de la pluralité des familles

En adoptant le 4 décembre la proposition de loi visant à réformer l’adoption portée par la députée Monique Limon, la représentation nationale continue son travail d’inscription de la pluralité des familles dans les lois de la République, avec notamment :

- une extension des adoptions plénières, simples et intraconjugales aux couples pacsés et concubins, jusque-là réservées aux couples mariés
- et une nouvelle composition du conseil de famille qui, dorénavant, accueillera des représentant·e·s d’associations à caractère familial « concourant à la diversité des familles » et une personnalité qualifiée « en matière d’éthique et de lutte contre les discriminations ».
L’APGL se félicite de ces deux mesures qu’elle n’a cessé de défendre. Les couples de personnes de même sexe ne seront plus obligés de se marier pour adopter leurs propres enfants.

Le vote de cette proposition de loi est le fruit d’un long travail militant pour la défense des personnes homosexuelles en couples ou célibataires souhaitant fonder leur famille par l’adoption d’un pupille de l’Etat. L’APGL souhaite aussi témoigner de son soutien à toutes ces personnes qui se sont heurtées et pour certaines subissent encore l’homophobie institutionnelle présente dans un certain nombre de conseils de famille qui devront désormais assurer un traitement équitable entre les candidat·e·s à l’adoption.
L’APGL tient également à saluer l’objectif de permettre à davantage d’enfants confiés à des familles d’accueil ou vivant en foyers de trouver enfin une famille adoptante.

L’APGL salue également la mesure transitoire permettant à la mère sociale des couples de femmes séparés après une PMA à l’étranger d’adopter l’enfant né via ce projet parental, malgré le défaut de consentement de la mère légale, dès lors que l’intérêt de l’enfant le commande. Cette mesure est reliée au projet de loi relative à la bioéthique visant à ouvrir la PMA à toutes les femmes, dont l’APGL attend toujours la seconde lecture au Sénat.

Malgré ces avancées, l’APGL déplore qu’une fois de plus les problématiques de nombreuses familles ne soient pas réglées. Aujourd’hui, aucun dispositif légal sécurise les liens existants entre l’enfant et ses parents sociaux ou ses beaux-parents dans le cadre des familles homoparentales en coparentalité ou hétéroparentales recomposées.
L’APGL avait pourtant porté deux revendications majeures :
- le maintien de l’autorité parentale du parent légal dans le cadre de l’adoption simple
- et l’adoption de l’enfant par les deux parents sociaux.
Elles n’ont pas été entendues.

L’APGL compte inscrire ce sujet de société dans les prochaines échéances électorales nationales, et entend affirmer que les avancées acquises dans cette proposition de loi ne doivent pas faire oublier qu’une véritable réforme s’impose pour que les parents de même sexe puissent, comme les parents de sexe différent, établir la filiation sans avoir à adopter leurs propres enfants.

 

[Communiqué officiel diffusé le 7 décembre 2020]